Agenda

A venir  en 2017 :

05/10/2018 19 h 00

Café Philo : Bonheur et bien-être sont ils équivalents ?

 

31/10/2018 19 h 00

Café Littéraire : M. Vertigo - de Paul Auster

 

09/11/2018 19 h 00

Café Philo : Peut-il exister des principes éthiques universels ?

 

28/11/2018 19 h 00

Café Littéraire : Le miracle du Oui - de V. Loiseleur

 

05/12/2018 19 h 00

Café Littéraire : Le sens de l'hospitalité - de J. Kelen

 

07/12/2018 19 h 00

Café Philo : Pourquoi parle-t-on tant d'éducation et si peu d'instruction ?

 

Tarif  : 5€ 

Les ateliers se déroulent à l'Espace Mouneyra

118, rue Mouneyra - 33000 Bordeaux
Tel : 05 56 08 99 96
www.espace-mouneyra.com

Citation

" Si la vie n'est qu'un passage, sur ce passage au moins, semons des fleurs. "

 

Montaigne

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Bordeaux Philo

49 avenue Jeanne d'Arc

33000 Bordeaux

Tel : 05 56 08 99 96 

 

 

Quelle place donner au risque dans sa vie ?

 

Synthèse du Café Philo du 14 octobre 2013 

 

Le risque est la coexistence d’un aléa et d’un enjeu. Cela signifie que les conséquences de l’action entreprise ne sont pas totalement prévisibles, et que l’espoir du gain est toujours accompagné de la crainte d’une perte.

Il existe, bien entendu, des risques de tous les jours, dont nous n’avons pas toujours conscience et qui constituent le lot de toute condition humaine. Ce ne sont pas ces risques-là qui doivent occuper l’âme du philosophe. Le « risque » qui nous intéresse suppose toujours un choix. Prendre un risque est le propre de l’homme libre, responsable de sa destinée. A l’inverse, l’esclave qui ne s’appartient pas lui-même, et qui n’a donc rien à risquer, ne peut faire le choix de se diriger vers une vie meilleure, malgré les dangers qui se dressent sur son chemin.

Pourquoi hésitons-nous le plus souvent à prendre des risques ? C’est la peur de l’inconnu, la crainte de perdre nos repères et finalement notre identité, qui nous pousse à nous recroqueviller sur nous-mêmes. Parce que nous nous identifions plus facilement à ce qui constitue le cadre de nos vies, et non à notre vie elle-même dans son essence la plus pure, tout changement de perspective nous effraie. C’est dans notre capacité à nous perfectionner, en nous adaptant à un monde sans cesse changeant, que réside notre véritable identité.

« S’adapter » ne doit pas signifier ici une disposition à retourner sa veste, à suivre toujours le vent dominant. Face à une situation donnée, trois attitudes peuvent être adoptées : rester immobile, s’accorder ou résister. Seules les deux dernières attitudes relèvent véritablement d’un choix et contiennent une part de risque. En son for intérieur, un homme libre peut décider d’accompagner le changement du monde, parce qu’il répond à la vérité de son être, ou bien de s’y opposer, parce qu’il contredit ses valeurs les plus chères. Là se situe le véritable risque.

Est-il pertinent, malgré tout, d’affirmer que l’immobilisme est une attitude dépourvue de risque ? Rien n’est moins sûr. Qu’on le veuille ou non, le monde se transforme, tout bouge sans cesse, et le meilleur moyen de ne pas prendre des coups, c’est de rester en mouvement. Nul ne peut siéger dans sa tour d’ivoire tout sa vie durant sans s’exposer un jour aux multiples dangers du monde ni aux innombrables aléas de l’histoire. En définitive, l’immobilisme peut être considéré comme le non-choix le plus risqué… De toutes les erreurs possibles, la plus grave est de ne jamais risquer d’en commettre.

C’est donc en prenant des risques qu’un homme conquiert sa liberté. D’abord, prudemment, en se confrontant à des problèmes simples, il prend confiance en lui-même, puis, avec l’expérience, il peut s’attaquer à des défis plus élevés. Toujours, néanmoins, il devra conserver un certain désintéressement par rapport à son enjeu – ce détachement de l’âme où réside la véritable puissance du philosophe.

 

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Vos commentaires


  Maximus           le 27 Novembre 2013 - 10h24

Je trouve cet article tres interessant.



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